Stéphane GUIRAN 

Les mers rêvent encore

 

Introduction

​ 

Du 11 juillet au 31 décembre 2020, le centre d’art Campredon à L’Isle-sur-la-Sorgue présente « Les mers rêvent encore », première exposition monographique de Stéphane Guiran dans une institution publique. L’artiste, révélé par son installation « le nid des murmures » au Domaine de Chaumont-sur-Loire en 2017, expose principalement en Suisse avec sa galerie Alice Pauli, qui le représente depuis 2012.

Il vit et travaille à Eygalières, proche d’une nature qui inspire ses créations.

« Les mers rêvent encore » est une recherche d’oeuvre totale, rassemblant des écrits, des installations, des sculptures, des vidéos et des pièces sonores dont la plupart ont été créées par Stéphane Guiran pour que le centre d’art Campredon, les visiteurs et les oeuvres ne fassent qu’un.

En hommage à René Char, l’exposition est construite autour d’un récit poétique, édité par l’artiste sous la forme d’un livre. Le centre d’art Campredon est plongé dans la nuit, et le spectateur est invité à traverser des scènes du livre, qui sont autant de paysages imaginaires faits d’installations, de pièces sonores et de sculptures.

En nous plongeant dans la nuit, Stéphane Guiran nous interroge sur notre intériorité. Il nous place sans repères au milieu de cette dimension inconsciente qu’Henri Michaux appelait « l’espace du dedans ». Ses installations bousculent nos perceptions de l’espace, nos repères visuels et sensoriels, nous entraînant dans une expérience immersive qui touche nos émotions pour mieux nous relier à nous-mêmes.

Cette création, en partie réalisée pendant la période de confinement, invite à une réflexion sur la transformation, tant de nous-mêmes que de nos habitudes de consommation. « Les poussières d’ivoire », une de ses oeuvres sur le thème du recyclage et de la transformation, est déclinée à la fois à Campredon et à la Fondation Villa Datris*, dont le thème de cette année est Recyclage/Surcyclage.

«Pourquoi rêvons-nous ?

Pour nous réparer. Pour nous préparer.

Pour oser tisser avec les doigts de notre conscience.

Pour attraper les pinceaux accrochés au bout des cieux

et repeindre les murs gris du quotidien.»

 

Extrait du l’ouvrage « Stéphane Guiran, Les mers rêvent encore », p.27. Edition Les heures brèves, 2020.

 

* Fondation pour la sculpture contemporaine à L’Isle-sur-la-Sorgue.

 

A l’occasion de l’exposition «Les mers rêvent encore» deux ouvrages seront publiés

par la maison d’édition «Les heures brèves» : un recueil de textes poétiques et un catalogue-synopsis

de l’exposition. En vente sur place.

villa-datris-logo.jpg

Bande annonce du film de l'exposition "Jean-Marie Fage, Tracer la lumière"

Felis Prod